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12-04-2008 -- Réf : 130 Reportage pour Envoyé spécial

En Afhanistan avec les OMLT

Le Coy 3 de l' OLMT 2, comme nous l'avions annoncé ici, ont reçu le journaliste Pierre-Henri Menthéour en décembre 2007. Son reportage a été diffusé en mars dans l'émission Envoyé spécial dont l'essentiel peut être vu en cliquant sur ces liens:

Dailymotion envoyé spécial 1

Dailymotion envoyé spécial 2




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08-04-2008 -- Réf : 128 Entraînement montagne de la 1ère compagnie

Dans le froid, le vent et la neige, Rien n'empêche !

Du 3 au 14 mars 2008, la 1ère compagnie du 2ème REG a effectué un stage d'aguerrissement au Centre d'Instruction et d'Entraînement en Montagne à Barcelonnette dans le but de parfaire ses connaissances techniques au sein de son milieu de prédilection (photos).

 

Depuis son retour de Djibouti en octobre, la 1ère compagnie du 2ème REG avait déjà repris contact avec la montagne dans le cadre de  l'exercice ANTARES  de la 27ème BIM. A Barcelonnette, dans le massif de l'Ubaye, il s'agissait pour les cadres et légionnaires de la compagnie de retrouver les fondamentaux du déplacement et du stationnement en montagne.

 

« Remise en jambe » pour certains, mise en application de savoir-faire récemment acquis pour d'autres, la première semaine a vu la compagnie effectuer plusieurs sorties dont une au col de Restefond avec une nuit en igloo suivie le lendemain d'un parcours de tir et d'un équipement de passage réalisés dans des conditions nivo-météo particulièrement hivernales.

 

Apocalypse snow

La deuxième semaine était toute entière consacrée à un déplacement de quatre jours, en skis, au nord de Barcelonnette. Les conditions nivo-météo, plutôt clémentes jusqu'alors, furent des plus défavorables au cours des trois premières journées. Rafales de vent, froid, neige et brouillard permirent de tester aussi bien la résistance physique du détachement que sa capacité à évoluer et s'orienter dans des conditions extrêmes. Atteindre par le sud, en passant par le Faux Col de Restefond (2656 m), la caserne de Restefond  pour y passer la nuit fut l'objectif de la première sortie avec 800m de dénivelé positif. Le lendemain matin, par un froid vif et une visibilité des plus restreintes la compagnie se mit en route pour rejoindre le col de Larche. Après plus de 800 m + et 1220 – sur 16 km de projection en passant par le Pas de la Petite Cavale (2775 m), le vallon Lauzanier et le Val Fourane, le détachement arriva enfin non loin de Larche pour un bivouac sous tentes. Le troisième jour, départ à la frontière franco-italienne, direction les baraquements de Viraysse (haut lieu des combats de juin 1940) situés 10 km plus au nord avec passage par les cols de la Gipière (2482) et de Mallemort (2558 m).

Il aura fallu attendre la dernière journée pour qu'enfin le ciel se montre clément. Grand ciel bleu et soleil resplendissant accompagnèrent la redescente de la compagnie vers la vallée de l'Ubaye, en ayant atteint entre temps le col frontière de la Stroppia culminant à 2885 m.

 

Ces deux semaines ont ainsi permis aux Bleux, tout juste brevetés ou déjà confirmés, de prendre conscience in situ des difficultés pour un détachement de se déplacer dans des conditions difficiles. Il suffit souvent de peu de choses pour qu'une situation empire dangereusement, surtout à plus de 2000 m d'altitude. 

 

Crédit: Ltn Hans 1° compagnie

 

Sur les traces d'exploits de la seconde guerre mondiale

La batterie de Viraysse : Ce vieux fort, perché à 2765 mètres, est le seul observatoire français donnant sur l'Italie. Le 24 juin 1940, il neige, il bruine, il fait froid, les défenseurs de Viraysse ont passé une nouvelle nuit sans dormir. Attaqués depuis minuit, ils ont repoussé chaque fois les soldats italiens arrivés jusqu'au pied de l'ouvrage encerclé. Les Italiens renouvellent à plusieurs reprises leurs tentatives durant la nuit et la journée suivante, mais ils sont repoussés à chaque fois, souvent à la grenade. A chaque attaque, les soldats français sont obligés de monter sur les superstructures du fort car rien ne permet de le défendre depuis l'intérieur.

 

En résumé, lors de l'armistice, notre ligne d'avant postes de l'Ubaye est intégralement conservée Les Italiens ont perdu 1653 tués et blessés et 399 prisonniers alors que les pertes françaises se limitent  à 9 blessés ou tués et aucun prisonnier. Ce résultat est d'autant plus remarquable que les Italiens conscients de l'importance stratégique du col de Larche avaient fait un effort considérable pour le conquérir, luttant à neuf contre un.

 

Le col de Restefond a certes été le lieu de combats en juin 1940, mais surtout c'est là qu'a eu lieu une évacuation sanitaire dans des conditions extrêmes en octobre 1944. Depuis plusieurs jours, le mauvais temps règne ; il pleut dans la vallée, mais il neige sur les montagnes… Quatre soldats américains, blessés au cours d'un bombardement violent, n'ont pu être évacués du fait de la tourmente, mais aussi à cause de l'absence chez les Américains de spécialistes du ski. Or, ils sont voués à une mort certaine s'ils ne sont pas redescendus rapidement. Les Américains font alors appel aux spécialistes de l'Ubaye pour monter une équipe de secours.

 

Des brancards sur ski sont vite bricolés. Le départ est donné à 13H00 dans la tourmente, l'équipe, composée uniquement de skieurs confirmés qui sont en outre des montagnards habitués à tous les temps. Un témoin raconte « la tourmente est violente, malgré nos cagoules et les équipements, la neige entre partout et il faut connaître la région pour  se diriger. La colonne arrive à 22H00 au  secours des blessés (il a fallu trois fois plus de temps que d'habitude). Les brancards sont difficiles à tirer et versent constamment ». Mais la descente sera encore plus difficile, nécessitant des arrêts tous les cinquante mètres tellement l'effort est violent et la neige épaisse.  Les hommes devront lutter jusqu'au petit matin, avec la fierté d'avoir ramené les quatre blessés qui  n'auront pas souffert, au chaud dans des sacs fourrés, soutenus par des cigarettes et du cognac!

 

Cette action sera récompensée par une citation française et une américaine signée du Général Fréderick qui commandait la 1° ABTF (troupe parachutiste US du Sud Est). Sur les traces de leurs aînés la 1°CCM n'aura pas démérité et poursuivi sa course malgré les mauvaises conditions.

 

Crédit: Commandant (R) Lurati




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15-03-2008 -- Réf : 125 Pas de mollesse, restons jeunes !

Ancien du GLI*, nouveau pilote d'avion à 76 ans

"Rien n'empêche", nous écrit récemment Wilfred Shafer, ancien de la 16° Compagnie d'entretien du génie. Aux Etats-Unis, où il prend sa retraite, il est devenu pilote d'aviation de tourisme  à l'age de 76 ans, et nous fait part de sa légitime fierté:

"Après avoir reçu des heures d'instruction, mon instructeur m'a trouvé capable de piloter un avion de sport "Solo", c'est-à-dire sans aucune autre personne à bord que moi-même. La tradition ici veut que l'on coupe le derrière d'un T-shirt pour célébrer l'occasion (photo). Je voulais que l'on sache qu'un légionnaire est capable d'accomplir ce que la plupart des gens n'essayent même pas, surtout à l'âge de 76 ans. C'est bien à la Légion que j'ai appris que "quand on veut on peut"! Amicalement"

Pour mémoire, la 16° CEG a débarqué en Indochine en février 1946. Implantée à Saïgon, cette compagnie a reçu le commandement de chalands de débarquement, puis la direction de chantiers en Cochinchine, au Cambodge et en Annam. En 1952, elle devient 26° Bataillon du génie.

Lieutenant Azpitarte 2° REG

GLI: Génie-Légion d'Indochine




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06-03-2008 -- Réf : 121 Témoignage de jeunes officiers en compagie de combat

Impressions de chefs de section

Afin d'éclairer les jeunes officiers sortant d'école, la rédaction de site vous propose ces témoignages de deux jeunes chefs de section.

"Galvaniser les troupes"

"Les légionnaires par nature sont volontaires… tout le temps « à fond », comme on dit. Mais il faut les mettre dans les starting-blocs. Pour cela, trouver les mots, les gestes, les mettre dans la bonne situation, leur faire sentir sa propre appréciation des évènements. Mais bien souvent, tout passe dans le regard. Au-delà des langues maternelles et des phrases toutes faites, dans les yeux passe un langage universel. Et que ce soit dans la vie de quartier de tous les jours (sport, corvée, entretien du matériel etc.) ou pour monter au « carton », le légionnaire est un homme qui a besoin de ce regard exigeant, bienveillant, encourageant qui le pousse jusqu'à qu'on puisse dire de lui : Rien ne l'empêche ! " (Lieutenant Dupin)

"Projeté avant le tour de présentation"

"C'est en école d'application que l'opportunité s'est présentée à moi, servir à la légion étrangère, la Légion je ne la connaissais que dans les livres par la plume de Bonnecarrere ou Pierre Sergent ou encore au 14 juillet, cette fière unité qui ferme le défilé.
J'ai considéré qu'il s'agissait d'un défi à relever. Dès les premiers jours, mon intuition s'est révélée juste: affecté en août 2006, l'alerte Guépard m'envoie aussitôt au Liban avec la 1ère compagnie, alors que le reste du régiment est encore en permission ! A l'heure où l'on me demande de faire un bilan, je crois que comme tous mes camarades j'ai eu des moments difficiles qui sont formateurs mais finalement peu en comparaison des satisfactions que j'ai à la tête de ma section. Je me dis que finalement, j'ai été avantagé par rapport à mes camarades car tout est bien établi, les cadres ont tous une bonne expérience derrière eux, ce qui permet au jeune chef de section de pouvoir compter sur sa section et d'aborder n'importe quelle mission sereinement.
Ce que je retiendrai de mon expérience, c'est que le légionnaire rêve en permanence de s'engager sur un théâtre opérationnel très rapidement et qu'une unité est vite mise en alerte pour partir en OPEX." (Lieutenant Chaumier)

"Une grande fierté"
"Les traditions Légion permettent de s'intégrer dans un milieu qui a une histoire propre et donc des traditions propres. Ayant servi ailleurs auparavant, je m'imaginai un commandement distant qui ne me permettrait pas de connaître mes hommes. Bien au contraire, il y a les moments privilégiés avec les légionnaires, le soir de Noël quand tous sont en "famille", le légionnaire se dévoile plus que de coutume, c'est sûrement les moments où l'on pourra s'apercevoir que la cohésion prend toute son ampleur, où par leurs sketches, ils expriment leur fidélité, leur amitié au chef. A cette même période, les légionnaires mettent en œuvre leurs dons d'artistes pour que leur crèche soit primée, et moi chef de section je tire une grande fierté de voir mes légionnaires admirés par les personnes civiles venues voir leur crèche. Et puis il y a cette chose invraisemblable de faire travailler ensemble pour une nation qui n'est pas la leur, un chinois, un brésilien, un ukrainien… qui ont tout abandonné un peu pour toi, chef de section." (Lieutenant Chaumier)

Photo : Le lieutenant Dupin dirige ses légionnaires à l'assaut dans le village de combat du CENZUB en nov. 2007. Crédit: José Nicolas




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13-02-2008 -- Réf : 120 Challenge des troupes de montagne

Aux Arcs le 5 février 2008, organisé par le 7° BCA

Le 5 février 2008, 228 concurrents appartenant à 38 équipes ont participé au challenge des troupes de montagne organisé par le 7° bataillon de chasseurs alpins dans la station des Arcs (Savoie).

900 mètres de dénivelé

Le régiment était représenté par 4 équipes. A leur programme: deux boucles de 450m de dénivelé positif sur une projection de 4 km, assorties de quelques épreuves accessoires. La descente de la première boucle se faisait en simulant la descente d'un blessé sur UT2000. La deuxième boucle, comportant une descente encordée, n'était effectuée que par 3 des 6 équipiers ; les 3 autres restants devaient faire une recherche de victime en avalanche dans une zone de 60m x 60m en 5 minutes maximum.

En présence d'unités alpines allemandes

Cette compétition annuelle regroupe l'ensemble des unités appartenant à la "mouvance montagne": les unités de la 27° Brigade d'infanterie de montagne, l'école militaire de haute montagne (EMHM), le Centre National d'Aguerrissement en Montagne (CNAM), et le Centre Interrarmes d'Entraînement au Combat en Montagne (CIECM). Cette année des unités alpines allmemandes avaient été invitées.

La première équipe du régiment a bouclé le parcours en 1h37. Une vidéo de l'épreuve a été réalisé par le CNAM.

 

Lieutenant Azpitarte 2° REG

Crédit photo: Adjudant Cavagnoud, CNAM




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