Missions jusqu'au cœur des agglomérations
Les trois compagnies de combat du régiment sont articulées en cinq sections :
- trois sections de combat
- une section d'appui
- une section de commandement
Depuis l'été 2004, les unités de combat du régiment sont "ternarisées" (trois groupes de combat par section au lieu de deux) et leur effectif atteint désormais 126 cadres et légionnaires. Cette évolution des structures permet au Régiment d'offrir un meilleur appui aux régiments et bataillons de la brigade, des zones montagneuses jusqu'au cœur des agglomérations.
Sur le plan tactique, les compagnies de génie d'assaut ont ainsi accru leurs possibilités d'emploi et les rayons d'action de leurs sections. Les unités sont désormais à la fois plus mobiles et plus puissantes. En appui à la mobilité, elles évoluent sur une profondeur plus importante tandis que dans les missions de contre – mobilité, elles peuvent être engagées sur neuf axes, avec une capacité de minage et de destruction très renforcée. Dans le domaine de l'aide au déploiement, ces compagnies de combat peuvent multiplier leurs actions et se révèlent tout à fait adaptées aux missions actuellement confiées au génie en opérations extérieures.
Cette augmentation des effectifs accompagne l'apparition de nouvelles missions confiées dans le cadre du concept PROTerre au Régiment.
Confrontées aux réalités du combat
Les unités de combat ont aussi l'occasion, deux fois par an, de mettre en application leur savoir faire de génie d'assaut dans les différents camps français (Canjuers, Chambaran La Courtine…). Au cours d'exercices réalistes en terrain libre, elles profitent de ces champs de manœuvre pour mettre en œuvre les différents types de charges explosives en dotation. Elles s'entraînent au combat en zone urbaine au CENZUB, à Sissonne, au Centre National d'Aguerrissement en Montagne (CNAM), à Briançon, ou au Centre Interrarmes d'Entraînement au Combat en Montagne (CIECM), à Barcelonnette.
Leur aptitude opérationnelle est contrôlée plusieurs fois par an au Centre Tactique (CENTAC) où elles sont confrontées aux réalités du combat interarmes.
Les compagnies de combat profitent également des 400 hectares du quartier Maréchal Kœnig avec ses installations de tir, de sport et d'instruction.
En outre, le plateau d'Albion constitue un extraordinaire terrain d'entraînement à la sortie du quartier. Les légionnaires peuvent s'y endurcir pour le combat et la montagne. Le Mont Ventoux offre à ce titre un parcours homologué d'alpinisme militaire à trois heures de marche du quartier.




