Camerone (page 3)
A l'issue de la prise d'armes, le Régiment défile sur sa place d'armes (marche du 2° REG).
A cette occasion, si l'activité opérationnelle le permet, les portes du quartier sont ouvertes pour permettre à tous ceux qui le désirent d'assister à la cérémonie, de discuter avec les légionnaires et cadres sapeurs montagnards et d'assister à des démonstrations diverses.
Une grande kermesse avec de nombreux jeux et activités pour tous les âges est habituellement proposée : paint-ball, ballade en VAC, parcours d'audace...
C'est aussi "la" fête du légionnaire pour qui est organisé un bal le soir du 30 avril.
Amis ou curieux, n'hésitez pas, venez nous voir, seuls ou en famille, vous êtes les bienvenus. L'entrée est gratuite et vous aurez la possibilité de vous restaurer sur place.
Vous aurez ainsi l'occasion de mieux vivre l'esprit de cette fête essentielle pour la Légion étrangère dont le texte suivant retrace les grandes lignes :
Historique de la célébration de CAMERONE, par Pierre DARCOURT
La Légion étrangère célèbre dans toutes les garnisons où elle est stationnée, l'anniversaire du combat de Camerone.
La Légion a tant de titres de gloire à son actif que les plis de ses drapeaux ne peuvent les contenir. Alors, s'interrogent souvent les profanes, pourquoi ce choix de Camerone, fait d'armes lointain et presque secondaire, ce combat sans espoir, autour d'une obscure hacienda mexicaine, ou soixante légionnaires et trois officiers furent écrasés par trois mille hommes du général Milan? Ce combat, hors du temps et des cartes, a pris une valeur exemplaire, et demeure le symbole du sacrifice total à la parole donnee et aux seules exigences de l'honneur.
Le 30 avril, dans tous les quartiers légionnaires de métropole et d'outre-mer, la commémoration de Camerone sera marquée de la même solennite : les traditions, la rigueur, le culte des héros se perpétuent à la Légion. Les légionnaires de notre temps restent fidèles a la definition de Pierre MAC ORLAN qui date d'un demi-siècle : "Un képi blanc se reconnaît a la correction de sa tenue et son allure distante des contingences."
Ces héros d'une longue cohorte de guerriers fameux ont leur temple à Aubagne, le Musée de la Légion, où les drapeaux, les fanions, les trophées, les médailles, les reliques, fascinent et impressionnent les visiteurs.
C'est de ce sanctuaire que part chaque année le légionnaire d'élite, appelé a porter la châsse contenant "la main de bois" articulée du capitaine DANJOU, le chef héroïque des combattants de Camerone, pour remonter "la voie sacree" jusqu'au monument aux morts. Cette voie sacrée, que nul n'a le droit de fouler hormis, dans une circonstance exceptionnelle, les plus hautes autorités civiles et militaires, et une fois par an, le 30 avril, le légionnaire désigné pour y avancer sur le front des troupes. La "voie du seigneur" ne s'ouvre qu'au plus méritant sélectionné parmi les meilleurs.
La célébration répétitive de Camerone, chaque 30 avril, ponctue symboliquement l'Histoire chargée d'eclatants faits d'armes et marque la pérennité de la Legion. Une force ordonnée, moderne, puissante, homogène, constituée de guerriers professionnels prêts à intervenir n'importe où, n'importe quand. Une arme unique au monde où se fondent des volontaires de 130 nationalités différentes, instruits, formés pour "vivre ou mourir debout avec fierté, a l'écart de la médiocrité".




